La Nuit des chercheuses et des chercheurs
Notre stand, intitulé Pour la science de l’amour était divisé en trois espaces thématiques, chacun explorant un aspect des intimités contemporaines à travers les travaux menés au sein de la Chaire ERICA

Qu’est-ce qu’un geste romantique ?
Le premier espace consistait en une animation participative autour de la question « Qu’est-ce qu’un geste romantique ? » , inspirée du projet phare de la chaire, le projet MACLIC.
Animé par Noé Klein — doctorant travaillant sur les relations intimes et les applications de rencontre -, Félix Dusseau — docteur spécialisé dans les relations non monogames, et Chiara Piazzesi — titulaire de la Chaire ERICA et directrice du projet MACLIC, ce stand invitait chacun à écrire sur un post-it ce qu’il considère comme un geste romantique, puis à le placer sur un tableau à axes cartésiens allant du plus au moins romantique et du plus au moins exceptionnel.

L’approche ludique, centrée sur les vécus individuels, a immédiatement attiré l’attention : beaucoup de personnes restaient longuement pour discuter, comparer leurs perspectives ou interroger les données issues de la recherche. Ces échanges ont révélé un véritable besoin de mettre en dialogue les expériences intimes, de les situer socialement et culturellement, et de s’appuyer sur des repères scientifiques pour comprendre leurs propres parcours affectifs.

Les masculinités et les féminismes …
Le second espace portait sur les masculinités dans une perspective féministe, présenté par Sony Carpentier — étudiant au doctorat travaillant sur les masculinités en lien avec les mouvements féministes.
Le sujet a suscité un vif intérêt : le public, très réceptif, posait de nombreuses questions sur des notions comme la montée du masculinisme ou la « masculinité toxique ». L’échange direct avec les visiteuses et visiteurs a été particulièrement stimulant, montrant à quel point ces enjeux résonnent dans les expériences et interrogations de chacun·e.


Parlons consentement féministe et Female Gaze !
Le troisième espace explorait les dynamiques de pouvoir et de contrôle dans l’intimité, animé par Lamia Djemoui — doctorante travaillant sur les représentations sérielles des sexualités féminines.

Le public a été invité à réfléchir aux représentations du consentement, au male gaze et au female gaze, ainsi qu’aux symboles présents dans les œuvres audiovisuelles contemporaines (notamment The Handmaid’s Tale). Les échanges ont montré la curiosité du public envers ces outils conceptuels et la manière dont ils influencent nos perceptions et pratiques amoureuses.

Nos recherches en quelques photos …





Ce que nous retenons de cette participation :
L’ensemble de ces interactions démontre un intérêt marqué du public pour des espaces où les expériences intimes peuvent être partagées, mises en perspective et éclairées par la recherche. La richesse des échanges, la diversité des questionnements et l’envie manifeste de comprendre les transformations des relations affectives confirment l’importance de proposer et de multiplier ce type d’événements.
